Nicolas Gosset

Le blog de Nicolas Gosset

Rencontres de Libération 2009 – Mon compte rendu des débats 21 septembre 2009

Suite du billet : Un Week-end à Lyon, pour les rencontres de Libération

Il s’agit de mes notes prises pendant le débat, légèrement retravaillées. Si vous cherchez de la belle prose, passez votre chemin.

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L’entrée timide de l’édition de livres sur Twitter 23 juin 2009

CC : http://ptaff.ca/blogue/

CC : http://ptaff.ca/blogue/

Quelques jours après avoir publié un annuaire des journalistes sur Twitter, j’ai discuté avec un ami de l’usage que font les éditeurs de l’outil. Il a proposé d’écrire un article sur le sujet pour mon blog et j’ai accepté. Emmanuel Clerc est étudiant, lecteur pour une maison d’édition parisienne et l’un des membres fondateurs de Contrepoint. Vous pouvez suivre son compte Twitter ou il parle notamment de l’actualité littéraire. Il observe ici que les éditeurs français, contrairement à leurs confrères anglo-saxons, n’ont pas encore assez investi l’espace du site de micro-blogging, bien qu’il serait pour eux d’une grande utilité.

Une entrée timide dans la Twittosphère

Le constat est évident : les maisons d’édition étrangères sont infiniment plus en avance que les éditeurs français. En effet, la société d’édition britannique Penguin Books a atteint 496 “updates” et peut se vanter d’être suivie par plus de 12 000 utilisateurs (sans compter les filiales américaine, indienne ou australienne, elles aussi inscrites). Elle est suivie par son “équivalent” new-yorkais, Random House, présente sur Twitter pour communiquer autour des “books and authors news”. Mais du côté français, l’activité est plus hésitante : la maison Gallimard, à ce jour, a publié 12 messages et est suivie par 195 utilisateurs ; on pourrait attendre mieux du premier éditeur français dont le catalogue résume une très grande partie de la culture française. Ni Grasset, ni Hachette, ni Stock n’ont ouvert de comptes. Toutefois, quelques maisons indépendantes, à l’image du non-parisien Diable Vauvert, ont trouvé en Twitter un moyen de communiquer sur leurs publications.

Il me semble que l’on peut avancer deux arguments pour expliquer ce retard. D’une part, l’édition française est relativement divisée : bien qu’elle soit essentiellement partagée en deux grands groupes (Hachette Livres et Editis), il leur est difficile de bénéficier du rayonnement international des grands éditeurs généralistes cités plus haut. D’autre part, le fonctionnement intérieur d’une maison d’édition française a toujours été couvert par ce qu’il convient d’appeler une chappe de pomb : les comités de lecture, les livres en préparation et les politiques éditoriales à venir appartiennent à une sphère littéraire souvent vue comme secrète, le plus loin possible des observateurs curieux. Ainsi en France on aime dire des bureaux de Saint-Germain-des-Prés qu’ils sont fermés à double-tour. Twitter serait-il alors une menace ?

Ce que les éditeurs trouveraient sur Twitter

Il est vrai qu’un éditeur ne doit pas réagir aveuglément à l’actualité, il doit étudier au contraire les questions contemporaines en lame de fond : “il doit aussi résister à la pression de la mode et des amis” a dit François Nourissier ; “être doué de sérénité, accepter de tenir les seconds rôles”. L’immédiateté que propose Twitter nous amène souvent, c’est vrai, à découvrir et commenter l’événement “à chaud”.

Mais il est difficile de savoir à quoi est due leur méfiance à l’endroit de Twitter (notons qu’ils communiquent presque tous sur le réseau Facebook ce qui, compte-tenu du nombre de commentaires laissés, a l’air de leur être profitable). Pourquoi communiqueraient-ils sur ce site ? Pour la promotion des livres (parus, à paraître, acquisitions de droits), pour l’organisation des événements (dédidaces, lectures) et pour dévoiler – ne serait-ce qu’un peu ! – les collections qu’ils créent et les éditeurs qu’ils recrutent, afin de resserer le lien entre éditeurs et futurs auteurs.

Parle-t-on des livres sur Twitter ?

Si les éditeurs y sont assez absents, à tout moment de la journée, le livre est au centre des discussions. Qui en parle ? Des auteurs lus dans le monde entier, comme Paulo Coelho ou l’écrivain française Tatiana de Rosnay, auteur de best-sellers, qui se décrit dans sa “bio” comme “auteur et geek” et reste ainsi au contact de ses lecteurs. Des lecteurs comme la blogueuse Lauren Elkin. Des journalistes comme Pierre Assouline qui anime le blog, la République des Livres. Des libraires aussi, comme le New-Yorkais Book Culture ou le Harvard Book Store.

Ainsi, au regard de l’accueil qui a été réservé aux maisons d’édition étrangères, on peut imaginer que les maisons françaises seraient elles aussi les bienvenues. Reste un mystère : celui de savoir si ce sont les attachés de presse (dans une logique promotionnelle) ou les éditeurs (comme chercheurs de nouveaux talents, et de sujets) qui se cachent derrière les comptes Twitter.

 

L’émergence de la “Statusphere” 14 avril 2009

Filed under: social media,Texte/Analyse/Etude — Nicolas Gosset @ 01:03
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Illustration : cc mallix

Illustration : cc mallix

J’écris ce billet après la lecture de l’article : Can the Statusphere Save Journalism ? C’est le deuxième de Techcrunch sur ce sujet. Il n’en existe pas encore de définition sur Wikipédia et pour le “dictionnaire urbain”, il s’agit du groupe de célébrités qui habitent Hollywood…

Sujet émergent donc, aux contours mouvants. Essayons de le comprendre :

Une définition simple : la Statusphere est l’ensemble des messages publiés par les utilisateurs de services comme Facebook, MySpace, Friendfeed, Gtalk ou Twitter. Ces messages peuvent décrire des actions (“je mange une pomme)”, des sentiments (“j’ai bien aimé le dernier film de Miyazaki”), ou des idées (“et si on donnait une amende aux députés trop absents à l’Assemblée nationale ?”).

La Statusphere est un lieu d’échange et de conversation. On y discute de politique, de culture, d’économie… en cela elle se rapproche de la blogosphère. Mais la Statusphere se caractérise aussi par son ouverture à l’ensemble du web, avec la publication de liens vers des articles, des billets de blogs ou des vidéos. La pratique du link-journalism y est donc très présente.

Qui fait partie de la Statusphere ? Toute personne qui a un compte sur Twitter ou qui a déjà mis à jour son statut Facebook. Une étude publiée en février par le PEW évalue à 11% la part des internautes adeptes du micro-blogging. Moins jeunes qu’on pourrait croire, les membres de la Statusphere sont plus mobiles (et donc moins nerds ?) que la moyenne des internautes. Les journalistes et les politiques sont particulièrement attirés par la Statusphere, pour des raisons bien différentes. Les premiers viennent y chercher de l’info “chaude” et des idées de sujets, les seconds la voient comme un nouveau canal de communication avec les électeurs, plus direct.

Quels sont les outils qui alimentent la Statusphere ? Twitter est sûrement l’outil qui symbolise le mieux cette nouvelle sphère. Des millions de messages y sont publiés tous les jours, sur tous les types de sujets. Mais ce qui alimente le plus la Statusphere, c’est Facebook. Qui n’a jamais mis à jour son statut pour signifier à ses amis qu’il avait passé un bon week-end ou au contraire qu’il en avait marre de travailler ? Le réseau social a d’ailleurs mis les statuts de ses membres au cœur de sa nouvelle architecture, preuve de l’intérêt porté par l’entreprise à ce que font et pensent ses 200 millions d’utilisateurs.

Twitter est asymétrique

Twitter est asymétrique

Un point sur la différence entre les statuts Facebook et Twitter. Je ne reviendrai pas sur la fausse polémique “Facebook va tuer Twitter” car les deux services sont radicalement différents. Quand je mets à jour mon statut Facebook, je m’adresse uniquement à mes contacts et cela de manière symétrique, alors que sur Twitter, mes messages sont publics, tout le monde y a accès et je ne suis pas “obligé” de lire les messages de mon audience. Cette asymétrie a deux conséquences :

  • L’émergence d’influenceurs, sur Twitter : certains utilisateurs vont bientôt dépasser le million de followers. L’influence d’un utilisateur se mesure aussi selon d’autres critères : est-ce qu’on lui répond souvent ? (preuve qu’on l’écoute) ; Est-ce que ses messages sont repris ? (la fameuse science du “Retweet”)
  • Une élévation du niveau de qualité des messages : pour être influent, il faut être pertinent, intéressant et réactif.

Les 3 différences entre Twitter et les statuts Facebook

Pour conclure sur ce point : Facebook est un outil de lifecasting alors que Twitter est un outil de mindcasting. Pour aller plus loin dans l’analyse, je vous recommande cet article (en anglais).

Alors qu’elle n’existait pas il y a 2 ans (ou alors de façon embryonnaire, MSN permettait déjà à ses membres de publier des statuts), comment expliquer le développement fulgurant de la Statusphere ? Deux facteurs de succès : d’une part la simplicité, par rapport à un blog, Twitter est d’une simplicité déconcertante : il faut moins de deux minutes pour s’inscrire et il n’y a ni administration ni maintenance. Au niveau de la publication c’est pareil : écrire un billet de blog demande du temps, bien plus que d’écrire 140 caractères. L’autre facteur de succès est le besoin qu’a chacun de s’exprimer, de “raconter sa vie”, de donner son avis.

Alors, la Statusphere va-t-elle tuer les blogs ? Twitter sauver les journalistes ? Non, mais ce phénomène va prendre de l’ampleur dans les mois et les années à venir, non pas comme une sphère à part dans l’Internet, mais en amont de toutes les autres ; c’est là qu’il faudra être pour avoir l’info et les tendances en premier, là qu’il faudra être aussi pour pouvoir les influencer…

Pour en savoir plus :

Le Tumblr de Brian SolisSon BlogSes articles sur Techcrunch US

The Hierarchy of Tweets

Me suivre sur Twitter et sur Friendfeed.

 

Loïc Lorent: « Le CPE est déjà un mythe » 11 février 2009

Filed under: Texte/Analyse/Etude — Steven Jambot @ 00:48
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En juin 2007 sortait « Votre jeunesse » (éd. J.-P. Bayol), chronique des grèves étudiantes de 2006 inspirée du déroulé des événements au sein de l’université Toulouse-Le Mirail. Loïc Lorent, l’auteur, était invité de Frédéric Taddéi dans l’émission « Ce soir ou jamais », mardi 10 février 2009. Voici une interview datant de novembre 2007.

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Quand le PCF imite les méthodes du Front National 30 janvier 2009

Filed under: Texte/Analyse/Etude — Nicolas Gosset @ 00:50
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http://flickr.com/photos/st3f4n/2244096053/

C’est Le Courant qui confirme l’information : Les caisses du Parti communistes français (PCF) ne sont pas vides…

La campagne a commencé sur le parivs de La Défense le 12 décembre 2008, l’idée semble original :  des millitants du PC distribue des faux billets de 500€ avec au verso un tract politique. Le but est évident, attirer l’oeil et la curiosité du passant, afin de diffuser un message politique centré sur l’économie et le pouvoir d’achat.

Sauf que l’idée n’a rien d’original, Le Front national faisait la même chose en 2000, je me souvient avoir vu des sujets à la télévision à l’époque, d’ailleurs Le Sénat a même condamner (à tort ou à raison ?) cette pratique. Aujourd’hui encore, des millitants du front national se souviennent avec regret de ces méthodes de propagande. Le PCF a donc copié une bonne vieille technique de communication du Front National, peut être sans le savoir d’ailleurs. Mais la comparaison s’arrête la, un membre du comité central du parti à d’ailleurs dénoncer cette pratique, insultant au passage la secrétaire du PCF (on admirera le haut niveau des commentaires après l’article)

Opposés politiquement , le FN et le PCF se retrouvent pourtant sur certains points : la diabolisation du “capitalisme”, le rejet de la mondialisation ainsi que le rejet de la construcion européenne (le PCF c’est opposé à tout les élargissements de l’union européenne). Cette affaire de faux billet, montre qu’ils ont aussi parfois les mêmes méthodes de communications…

Mes liens sur le Front National

Mes liens sur le Parti communiste français

Illustrations de Stéfan cc Flickr

 

Les journalistes et Twitter – Partie 1/2 : tentative de catégorisation 26 janvier 2009

Filed under: Texte/Analyse/Etude — Nicolas Gosset @ 08:23
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Utilisateur de Twitter depuis bientôt 2 ans, je trouve ce service d’une efficacité redoutable, et ce dans bien des domaines. Plusieurs articles seront publiés sur ce blog à propos de ce service de microblogging.

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Facebook et la guerre à Gaza – Interview du créateur de l’application “Solidarité Gaza” 19 janvier 2009

Filed under: Texte/Analyse/Etude — Nicolas Gosset @ 09:22
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Recherche Gaza dans FacebookCela fait bientôt plus de 3 semaines qu’une guerre à lieux dans la bande de gaza, ce petit territoire de 360km2 (qui compte 1,5 millions d’habitants) voit s’affronter Tsahal aux millitants du Hamas, entre les deux la population palestinienne (449 civils tués depuis le début du conflit) et la population israélienne (3 civils tués).

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Mes prévisions pour 2009 1 janvier 2009

Filed under: Texte/Analyse/Etude — Nicolas Gosset @ 17:22
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Last FM graph Q4 2008

Un graph représentant la musique que j'ai écouté au 4ème trimestre 2008

De quoi sera fait 2009 ?

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